Réponse courte : pour importer depuis la Chine vers l’Afrique francophone, verrouillez d’abord le pays d’importation, le code SH, le titre ou l’autorisation d’importation, les documents produit et le déclarant en douane. Ensuite seulement, consolidez les fournisseurs et comparez le fret sur une base porte-à-porte.
Trois règles simples
- Une procédure marocaine ne doit pas être copiée pour le Sénégal, l’Algérie ou la Côte d’Ivoire.
- Le devis fournisseur n’est pas un dossier douanier : description, valeur, origine et exigences produit doivent être confirmées par l’importateur.
- La consolidation réduit parfois le transport, mais elle augmente le risque documentaire si les produits et fournisseurs ne restent pas traçables.
Maroc : préparer le titre d’importation dans PortNet
PortNet explique que le titre d’importation est la première formalité : une marchandise libre à l’importation exige un engagement d’importation, tandis qu’une marchandise soumise à autorisation exige une licence d’importation traitée dans la plateforme. PortNet Maroc
Avant la production, le client marocain et son transitaire doivent confirmer :
- le statut libre ou autorisé de la marchandise ;
- le code SH marocain ;
- la domiciliation ou les formalités financières applicables ;
- les contrôles techniques ou sanitaires ;
- les documents à téléverser ;
- le port et le bureau de dédouanement.
Le fournisseur chinois doit recevoir une description et un modèle déjà validés, pas seulement le nom commercial utilisé dans le catalogue.
Sénégal : constituer le dossier et nommer le déclarant
Les Douanes sénégalaises indiquent que les marchandises importées doivent faire l’objet d’une déclaration et que l’importateur recourt normalement à un commissionnaire en douane agréé. Elles listent notamment la facture commerciale, le document de transport, le certificat d’origine, l’assurance et les certificats spécifiques au produit. Douanes sénégalaises
Le dossier exact dépend de la marchandise et de la valeur. Demandez au commissionnaire de confirmer par écrit :
- la déclaration préalable ou le contrôle requis ;
- les documents produit ;
- la base de valeur en douane ;
- les droits et taxes estimés ;
- la procédure portuaire et d’enlèvement ;
- le délai de remise des originaux.
Matrice documentaire avant expédition
| Document | Contrôle en Chine | Validation à destination |
|---|---|---|
| Facture commerciale | Vendeur, acheteur, modèle, quantité, prix, devise, Incoterm | Valeur, classement et partie importatrice |
| Liste de colisage | Colis, poids net/brut, dimensions et marques | Correspondance avec la déclaration et l’inspection |
| Classification | Description technique et proposition de code | Code SH final confirmé par l’importateur/déclarant |
| Origine | Fabricant réel et éléments d’origine | Certificat et traitement tarifaire, le cas échéant |
| Conformité produit | Modèle, rapports, étiquettes et photos | Autorisation, norme, contrôle ou certificat national |
| Transport | Réservation, connaissement, conteneur et scellé | Avis d’arrivée, mainlevée, livraison et retour du conteneur |
Consolider plusieurs fournisseurs sans perdre la traçabilité
Créez une ligne de contrôle par bon de commande :
- fournisseur légal et adresse ;
- référence interne et modèle ;
- nombre de cartons ;
- poids et volume ;
- code SH proposé ;
- exigence de conformité ;
- résultat d’inspection ;
- emplacement dans l’entrepôt et dans le conteneur.
Étiquetez chaque carton avec une référence lisible. Photographiez la marchandise, les plaques signalétiques, les emballages et le chargement. Après consolidation, la liste de colisage maître doit se réconcilier avec les documents de chaque fournisseur.
Comparer le fret correctement
Ne choisissez pas un port ou un service parce qu’une ancienne publication annonçait une promotion. Demandez un devis daté et valable pour votre cargaison réelle.
Comparez :
- enlèvement chez les fournisseurs ;
- entrepôt et consolidation ;
- manutention et formalités en Chine ;
- fret principal ;
- frais portuaires à destination ;
- dédouanement ;
- surestaries et détention ;
- livraison finale ;
- assurance ;
- taxes et droits séparés.
La solution la moins chère au départ peut coûter davantage si elle ajoute un transbordement, une livraison intérieure longue ou peu de jours de franchise.
Contrôle produit avant paiement final
Pour les équipements de cuisine, réfrigérateurs, machines, appareils électriques ou articles en contact avec les aliments, inspectez le modèle réel : tension, fréquence, prise, plaques, matériaux, fonctions, pièces de rechange, emballage et étiquetage. Le certificat doit couvrir le fabricant et le modèle expédiés.
Ce qu’il faut envoyer à DDNZ
Envoyez le pays et l’adresse de destination, la liste des produits, les modèles, les villes fournisseurs, les quantités, les poids/volumes, l’Incoterm, le code SH proposé et la date de disponibilité. DDNZ peut établir un plan de consolidation, une comparaison logistique et une liste d’écarts documentaires. L’importateur et son déclarant national confirment les décisions douanières finales.